C'est toujours plus facile de rire un peu fort et de se moquer comme la jaquette nous dit de le faire. Et c'est facile de les trouver pathétiques, ces deux rockeurs qui ont fait des boeufs avec Bon Jovi en 1982 et qui dorénavant bossent dans une cantine scolaire. On peut même frissonner de malaise en voyant un musicien cavaler comme une groupie derrière un de ses pairs. Mais on peut aussi dépasser la dramatisation parfois outrancière et aprécier le regard tendre que Sacha Gervasi pose sur Anvil, même dans les moments les plus difficiles. Comme cette scène cruelle mais si compréhensible où même la soeur de l'un des deux déclare forfait et enfonce son frère devant la caméra. En fait, derrière l'anecdote, l'ironie et le cas particulier, Anvil est une sorte de réflexion pop, de miroir déformant sur le chemin escarpé, magique et dérisoire que nous font emprunter nos rêves. D'après Wikipedia, ce film a permis à Anvil de relancer leur carrière et de multiplier les premières parties et les festivals. Ca me fait plaisir.

Tag(s) : #Brèves cinéma, #Blog