Aller-retour éclair à Clermont, le temps de voir une quarantaine de films. D’où le problème pour les retenir et conserver un souvenir intact de chacun d’eux. Alors, à défaut d’essayer de tous les présenter, je vais spontanément parler de ceux dont je me souviens à l’instant où j’écris ces lignes. Grâce à la Jetée, j’ai pu voir Primrose Hill qui avait fait son effet en 2008. Un moyen métrage qui repose sur très peu de choses (quatre amis rockeurs marchent dans les bois) mais qui réussit à créer toute une vie (leur passé commun, leur thèse qui prend la poussière, leur groupe qui n’ira nulle part) autour de ses personnages. Surtout, les acteurs sont tellement simples et justes qu’on a l’impression qu’ils ont vraiment grandi ensemble, et qu’on a même vécu pas loin d’eux au lycée. Pour cette année, vive Skhizein, l’histoire animée d’un pauvre bonhomme à la tête toute ronde qui vit complètement à côté de ses pompes … 91 cm à côté de ses pompes, pour être exact. Percuté par une météorite existentielle, il nous raconte sa vie en constant décalage. Un film qui provoque un éclat de rire un peu triste et qui m’a donné envie de pouvoir voter aux Césars (le film est nominé), mais comme je ne peux pas, je partage juste mon enthousiasme avec vous.


Pour le reste, Andong (un gamin philippin doit choisir entre une télé couleur et son petit frère de 4 ans) entre fable sociale et drame cartoony, The Last Page où quand le syndrome de la page blanche mène à la pire des poisses, et Séance Familiale, journal de bord d'une famille taïwanaise presque trop normale. Par ailleurs, l’air est toujours aussi pur à Clermont-Ferrand et les habitants toujours aussi aimables. Voilà, je vous préviendrai si des flashes d’autres films me reviennent mais, là, c’est tout pour le moment.

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