Partant du principe que la perte de l’innocence est la seule aventure humaine valant le coup d’être vécue (et donc racontée), BOY A ne pouvait que me toucher. Mais ce qui rend le film bouleversant, c’est que c’est autant l’histoire d’une rédemption impossible qu’un récit initiatique. L’insouciance et la découverte des belles choses de la vie y sont indissociables d’une violence bestiale dont on ne voit jamais que des bribes. Le film aurait pu être glauque, sombre, s’appesantir sur les coups, le sang et les bleus. Mais non, à la place, ce que je retiens, ce sont deux post-ados amoureux qui se prennent en photo dans un bain moussant. Et c’est ce qui rend encore plus cruelle la suite du film (que cette conne de bande-annonce m’avait déjà raconté, de toute façon). Comment survivre au péché originel ? BOY A, en définitive, c’est un peu l’histoire de toute l’Humanité mais racontée avec l’accent de Manchester.

 

 

Boy-A, écrit par  Mark O'Rowe d'après John Trigell

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