Si j’avais su que ça parlait d’une relation fratricide (enfin, dans les deux premiers tiers), je serais allé voir Slumdog Millonnaire beaucoup plus tôt. Attention, l’intrigue-alibi (le jeu et ses millions) joue parfaitement son rôle. Mais pour moi, la relation des deux frères porte le film et donne un vrai cœur à la mécanique hors-pair du "1 question = 1 flashback". Beaucoup plus, en tout cas, que la romance datant de l’enfance avec une jeune innocente etc .. Du coup, c’est un peu triste que leur relation conflictuelle soit évacuée sans prévenir au profit d’une simple ode à l’amour éternel. Je n’ai même pas compris comment un film aux accents passagers de tragédie grecque pouvait se conclure dans un élan Bollywood presque embarrassant. Ca laisse vraiment croire que le tout a été terminé par quelqu’un d’autre que Danny Boyle. La mention obscure d’un "co-réalisateur pour l’Inde" en second dans les crédits m'y encourage, en tout cas. Quoiqu’il en soit, j’ai préféré partir au début de la chorégraphie finale pour conserver un bon souvenir de ma soirée.


Maintenant, venons-en aux choses sérieuses : est-ce que le déroulement de Qui veut gagner des millions a été simplifié à des fins de dramatisation ? Ou est-ce que le système des gains-palliers n’existe pas du tout en Inde ?

 

 

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