Michael Lark est formidable. Sous son crayon, tous les personnages prennent des allures de dépressifs chroniques. Ils ont cette fragilité dans le blanc des yeux, ainsi que des rides qui témoignent du poids des ans et des coups. C'était déjà le cas avec les flics lessivés de Gotham Central, mais c'est encore plus frappant quand il s'attaque à un mythe immortel comme Matt Murdock. Là, par exemple, quand j'ai appris que Melvin Potter (un schyzophrène meurtrier de 2m20) était féru de couture en prison, je n'ai pas pu m'empêcher de les prendre en sympathie, lui et son regard de grosse brute effrayée. Rien que pour Lark, Daredevil est une lecture indispensable. Et je pourrais m'emporter sur Brubaker qui déballe du rebondissement à la chaîne tout en usant avec finesse du monologue intérieur .... mais ce sera pour un autre billet.
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