Plus qu'un film, une expérience. Et ça n'a pas aidé de le voir dans une salle de Marseille qui avait oublié de brancher le son pendant les 10 premières minutes. Il y a du Bukowski/Chinaski chez ce personnage de marin alcoolique qui brave la neige, l'insomnie et le coma éthylique pour prendre des nouvelles de sa mère mourante. Le meilleur moment tient d'ailleurs dans ce dialogue de sourds entre un homme dont on ne sait rien et une vieille dame qui a tout oublié. Passé ça, j'ai perdu pied (mais la personne avec qui j'étais, a été conquise, elle). Epurant tout, le dialogue, le décor et même le personnage principal, Liverpool jouait trop les funambules entre le signifiant et l'anecdotique pour réellement me séduire. Malgré cela, la chute est maligne.

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