dp-france-HD-2-Copyright-MK2.jpg

 

J’aimerais bien exprimer un avis intelligent sur Venus Noire mais, au-delà des réactions immédiates qu’il suscite, je n’arrive pas à choisir un camp parmi les spectateurs qui s’écharpent. Je suis sûr de trois choses : le film est dérangeant ; sa vision est parfois insoutenable ; il s’agit d’une véritable expérience pour le spectateur. Mais après ?  Une fois qu’on a parlé de nausée et d’humiliations, est-ce qu’il reste des choses à dire sur la notion de spectacle "vivant", sur le racisme scientifique et sur la bonne conscience d’un spectateur complice qui s’érige en gardien de moralité quand ça l’arrange ?

Mes questions sont plus longues que mes réponses car je n’en sais rien. Histoire d’être utile, je poste quand même le lien vers deux articles intéressants et contradictoires : celui d’Alain Roux pour Prépaciné ; et celui de Caroline Pochon sur le site Clap Noir. A noter que Caroline avait évoqué le cas de Sartje Bartmann dans son documentaire La Face Cachée des Fesses (2009). Et en parlant de documentaire, drôle de hasard, il y a deux participants du Cinéma de Boris Vian qui interviennent dans Venus Noire, la chef op’ Andra Tevy (comme assistante caméra) et le comédien François Marthouret. Voilà des anecdotes qui ne font absolument pas progresser le débat, n’est-ce pas ?

Un film écrit par Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix

Tag(s) : #Brèves cinéma
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :