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Batman ressemble beaucoup à Mickey Mouse : c’est une silhouette reconnaissable à qui on peut faire faire tout ce qui est imaginable. Batman peut être aussi bien Zorro que James Bond, Buck Rogers que Dick Tracy. Il est alors dommage que la richesse du mythe soit si peu exploitée et que la version qui triomphe actuellement soit la moins intéressante : celle d’un pessimisme compassé et d’un réalisme psychorigide. Je pourrais être grossier avec cette escroquerie qu’est The Dark Knight, mais soyons joyeux et coloré, les amis. Soyons Pop-Art comme les onomotapés de Batman, le film de 1966. Certes, Batman y est gentil et s’y ballade en plein jour mais, à l’époque, c’était pire dans la BD. Si j’avais le temps, je vous scannerais l’épisode de 1959 où Batman pousse un caddie dans un supermarché, cherchant un cadeau pour Superman. Dans ce contexte, le film respecte les fondamentaux du personnage, même si l’essentiel est ailleurs : dans cette manie qu’a le film de saboter ses propres rebondissements. Dans un recours au Deus Ex Machina que seul Tintin en Amérique peut concurrencer. Dans une répétition hypnotique des codes du serial au sein d’une forme unitaire. Plus concrètement, si vous voulez voir Batman flanquer des roustes à un requin en plastique ou sauver le conseil de sécurité de l’ONU de la déshydratation (!), ce film est pour vous. Une véritable curiosité que AOA Productions a la bonne idée de programmer le vendredi 20 janvier 2011, dans cette ville qui s’appelle Lyon. Et foi de ma mauvaise foi, vous pouvez me croire : ça a quand même une autre gueule que The Dark Knight.

 

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