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Salma Hayek est allongée sur un lit. Son PC sur un coussin, elle est branchée sur Skype et menace de mort une frêle californienne qui pourrait être sa fille. Elle pose un ultimatum, puis s'arrête, éteint l'ordinateur. Elle reste seule, alanguie. Silence : "Je me sens vieille". Benicio Del Toro torture un traître quelconque. Celui-ci hurle, n’est plus en mesure de supplier. Benicio a peut-être de la peine ? En tout cas, il lui précise, pour l’Histoire : "Aucun homme ne mérite une telle mort mais ce serait donner le mauvais exemple que de faire autrement". Puis il va jusqu'au bout est l'exécute quand même. John Travolta, lui, est un flic pourri qui arbitre un début de guerre des gangs. Il se laisse corrompre, insulte, aboie. C’est un sale con. L’un des dealers lui demande quand même : "Comment va ta femme ?". Il hausse les épaules, murmure : "She’s dying". Voilà pourquoi j’ai décidé de garder un bon souvenir de Savages . Parce que derrière les explosions au soleil, le sexe, la fadeur des héros et les gangs cartonesques, il y a les cheveux de Salma, moins beaux qu’il n’y paraît, quand elle fond en larmes sur le carrelage.

Scénario de Shane Salerno, Don Winslow et Oliver Stone, d’après un roman de Don Winslow

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