19442038.jpg

Ou comment transformer l'essai. Beaucoup plus que dans La Vie d'artiste, Marc Fitoussi réussit le portrait d'un personnage éparpillé, habitué aux petits boulots mais qui aime à chaque fois scier sa branche pour mieux éprouver sa liberté. Et puis, encore une fois cette année, c'est reposant de voir un film se colleter à la réalité sociale, aux entretiens d'embauche, aux formations express, aux collègues qui jouent des coudes, sans frôler le misérabilisme post-marxisant. Non, Copacabana, c'est de l'instinct de survie, mais joyeux. Et si le film est un succès (il le mérite), il pourrait mener à cette terrible révélation sur la réalité sociale du cinéma français : entre les oisifs bien nés et les prolétaires accablés, il existe bel et bien des gens, dont l'histoire mérite aussi d'être racontée.

Tag(s) : #Brèves cinéma