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Depuis toute petite, Elsa s'enlise mais elle ne pleure pas. Elle se saborde en entretien d'embauche, squatte l'arrière des cars et les chambres d'hôpital, vole des CDs à la FNAC et pense même à devenir une bonne mère. Tout, plutôt que de répondre à cette question essentielle : "qu'est ce que je fous sur Terre ?" . Quelque part entre la chronique cotonneuse d'une déchéance soft et le récit initiatique d'une adolescente de 40 ans, Huit fois debout a la grande qualité de se coltiner la réalité sociale sans jamais sombrer dans le misérabilisme. Peut-etre car même la galère offre des moments de répit. Ou parce que le région Aquitaîne est jolie. Ou peut-être parce que Elsa et son voisin (Denis Podalydès) sont des ratés aux airs de grands enfants joueurs. Ou tout simplement parce que, de bout en bout, le joli visage de Julie Gayet respire l'optimisme.

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