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La Défense Lincoln me donne envie de dire du bien des adaptations littéraires, même quand il s’agit de polars de 800 pages, comme semble l’être le roman de Conelly. Ce qui fait l’intérêt du film, c’est tout cet arrière-plan romanesque qui préexiste au récit : le flingue du père du héros, son pote enquêteur vaguement homophobe, son ex-femme procureur, son chauffeur discret mais bien renseigné … Fait rare, tous ces personnages donnent l’impression d’avoir réellement vécu avant que le film commence. Ils pourraient se contenter de passer les plats à Monsieur Mcconaughey pour faire avancer l’intrigue. Mais à chacune de leurs deux scènes et demi, on sent une vie qui affleure. C’est cette densité qui donne au film un supplément d’âme. Et puis, ça permet de retrouver Marisa Tomei. Toujours juste, digne et attachante, elle devrait bientôt avoir un peu plus de choses à jouer avec un des rôles principaux de la nouvelle série d’Aaron Sorkin. Sinon, on peut aussi aller voir La Défense Lincoln pour se rappeler l’existence de Ryan Philippe, mais de mon point de vue, ça a moins d’intérêt.

Scénario de John Romano d'après le roman de Michael Connelly

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