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Tout d'abord, John le Carré a des choses pour me plaire : il fait partie des rares résistants à la dictature du traitement de texte. Pour le reste, c'est un auteur qui ne m'a jamais attiré. Et grâce à La Taupe, je sais pourquoi. La Taupe est pourtant un film admirablement composé. Il y a d’ailleurs régulièrement d’authentiques réussites visuelles. Un plan, à la terrasse d’un café, dans lequel chaque figurant occupe bien trop sagement sa place. Ou une adultère qu’on décèle en silence, par un coup d’œil sur des chaussures mal lacées. Pour le reste, je n’ai pas honte de le dire : le film est rarement compréhensible et l’histoire est à vous dégoûter de John Le Carré. Lesté de regards à double sens, de faux semblants et d’espions qui ne se croisent SURTOUT JAMAIS, le film apparaît scellé, hermétique, comme un secret trop bien gardé. L'accueil critique terriblement enthousiaste et les 38 nominations aux Oscars me laissent donc pantois, avec la terrible sensation d'être un peu bête. Subsistent une narration délicate, le charme de la reconstitution, et ces quelques plans très élégants qui, eux, restent en tête. Pour la peine, j'insiste : donnez-moi votre avis.

Un film écrit par Bridget O'Connor et Peter Straughan d'après le roman de John Le Carré

Tag(s) : #Brèves cinéma, #Blog
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