- Des soliloques en voix-off, façon bulles de pensées. Des cadres composés comme des cases de BD. Des tâches de peinture qui font splash ! comme des onomatopées. Je savais depuis longtemps Resnais amateur de bandes dessinées, mais ce soir, en sortant du ciné, je n’ai eu qu’un seul souhait : que son projet de script initié en 68 avec Stan Lee voie la lumière du jour, le plus vite possible. Même à l'état de beau livre plein d'ébauches. Au moins, ça permettrait de rêver. 

- Ca n'engage que moi, mais Anne Consigny a un talent beaucoup trop grand pour ne jouer que les épouses éplorées à longueur de films (cf Le Dernier pour la route le mois dernier ou encore Du Jour Au Lendemain). 

- "Non, je ne préfère pas. On est bien comme ça, non ? Qu’est-ce qu’on se dirait de plus si on se mettait à se tutoyer ?" C’est Dussolier qui dit ça à son gendre quand celui-ci lui propose de le tutoyer, et j’ai envie d’être d’accord avec lui. Marre de cette fausse familiarité qui déborde de partout et de ces gens qui vous tapent dans le dos avant même de vous connaître. Moi, j’aime la distance respectueuse que procure le vouvoiement. Alors c’est peut-être une lubie de milieu de soirée, mais j’aime la discrétion et la pudeur. Et vouvoyer quelqu’un c’est aussi respecter son espace vital. Je regrette même de ne pas plus avoir de gens à vouvoyer dans ma vie de tous les jours. Saleté d’époque.

Tag(s) : #Brèves cinéma
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