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Quatre ans après avoir chanté la "fin" dans le premier album, Jim Morrison avait atteint son but : il était un joli vieillard de 27 ans quand vint le temps de L.A. Woman. C’est un album particulier car la vraie fin des Doors ne s’y trouve pas. Par la suite, le groupe enregistra trois autres albums, dont le posthume American Prayer, à partir d’enregistrements de Morrison. Pour autant, il s’agit bien d’un bout de cycle. Fin du contrat avec Elektra, fin de la jeunesse de Morrison, qui avait fait le tour de ces excès. Mais en fin de compte, il n’y a pas grand-chose à dire de cet album. Et contrairement, au Classic Albums, consacré à leur premier disque, ce documentaire est assez lisse. On peut au moins saluer ses auteurs qui n’ont pas essayé de dramatiser à outrance la conception de LA Woman. L’enregistrement fut d’ailleurs anodin, apaisé, sans pression, ni maître. Et, à part la voix bousillée de Morrison, on serait bien en peine de trouver quelque chose de crépusculaire dans ce joli disque. Au contraire, Morrison et ses potes assumaient leur nouveau statut de briscards cabossés par les excès, mais prêts à repartir au charbon. Posture intéressante, de la part de mecs de 25 ans. Que Morrison soit mort peu après, transformant les trois autres en habiles gestionnaires de patrimoine, peu importe. S’achevant sur le récit d’une équipée qui ne faisait que commencer (le magnifique, mais vous le savez, Riders On The Storm), l’album ouvrait même tout un âge des possibles pour le groupe. On a connu pire manière de clore une carrière.

DVD disponible chez Eagle Rock Entertainment

 

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