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Reproduction en miniature de quelques grands mythes américains (l’auteur maudit, la starlette refroidie, l’homme politique compromis et le grand froid à perte de vue), Poupoupidou remonte le fil de la vie de la "Marilyn Monroe du Jura". Au programme d’une triste existence, beaucoup de points commun avec l’originale : sexe, somnifères et pubs pour le fromage. En inventant tout un folklore local (de la coiffeuse du coin au président du Conseil Régional), le film décolle de son intrigue pour raconter toute une région, quasi-fictive, où les gendarmes veulent rentrer au FBI, où les réceptionnistes d’hôtel ont 15 ans et demi et où les notables locaux sont des sosies délavés de JFK. Après tout, peu importe qui a tué Candice. J’ai moi-même perdu intérêt à mi-parcours pour profiter du paysage et de la mine défaite de Jean-Paul Rouve, grand blasé fatigué. On l’a oublié mais l’acteur reste parfait pour gesticuler sous la neige ou pour manier l’absurde à froid, que ce soit en résumant l’intrigue d’un roman qui n’existe pas ou en se faisant passer pour le "cousin de Bordeaux" de la victime. Enneigé, mystérieux et amusant, Poupoupidou enchante.

Un film écrit par Gérald Hustache-Mathieu, avec la collaboration de Juliette Sales

Tag(s) : #Brèves cinéma
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