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 Voilà qui complexe, agace, désespère. Jamais Le Monde ne chroniquera une mixtape, et encore moins avec autant d’acuité et de rigueur. Mais ne blâmez pas Le Monde. Blâmez la presse française spécialisée dans le rap qui n’a pas su, en 20 ans, faire émerger de plume digne de ce nom. Vous me dites si je radote ? A part ça, j’ai trouvé la mixtape de Rick Ross pas terrible.

 

-  Parmi les accomplissements les plus importants de mon existence, j’espère qu’on retiendra mon 16/20 à mon mémoire d’économie du cinéma sur la production des Simpson. Je n'avais pas non plus beaucoup de mérites car la production de la série est porteuse de ses propres mythes tels que le tabou Sam Simon (co-créateur éjecté à la quatrième saison), l’énigme John Swartzwelder (scénariste aussi prolifique qu’asocial travaillant à domicile depuis des années) ou la légende Brad Bird (réalisateur originel devenu maître d’œuvre du blockbuster Mission Impossible 4). Pourtant, le lien que je vous propose n’a rien à voir avec tout ça : il s’agit juste des 100 meilleures références cinématographiques de la série. Un classement interminable qu’on feuillette avec un grand plaisir.

 

 - William Faulkner a eu une vie assez triste en fait. Mais pas dramatique, au sens romantique du terme. Non, juste un peu … pathétique. Avec des mensonges mesquins, des cuites pas même drôles, un clan de "parasites qui n’ont pas même l’élégance de se faire courtisans" et une vie amoureuse sans passion. Heureusement qu’il savait écrire. Et parler aux étudiants. Cette conférence légendaire est riche en sentences qui semblent trop parfaitement déclamées pour être vraie. Ma préférée : "In the old days they could give a producer three hundred pounds of sugar and be reasonable sure of getting their names on the screen".

 

- J'aimerais écrire un grand article sur Ol' Dirty Bastard. Un papier définitif qui l’arracherait à ce demi-oubli et à cette image réductrice de "cracké de Wu-Tang". Il y a des choses vraiment attachantes chez ODB, et sa musique, oscillant entre la bouillie et l’instant de grâce, en fait partie. A défaut d’être à la hauteur de mes nombreuses ambitions, je fais suivre ce joli faux/vrai portrait d’ODB, déformé comme une silhouette en ombre portée. En fait, l’article du New Yorker relate plutôt le calvaire d’un homonyme de ODB qui se faisait harceler au téléphone par les fans du rappeur. Une histoire improbable, comme la vie du vrai Russel Jones. Je vous laisse lire, et d’ici là, je réfléchis.

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