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Fabien Ara dans "A313" (Photo : Lucile Pescadère)

En 2003, la marque Oxford et Les Lutins du court métrage lançaient un concours de scénario autour d'un thème imposé (La première fois). J'ai participé, avec une comédie fort dialoguée et gentiment absurde qui a fini parmi les lauréats. C'était la première fois que j'envoyais un de mes scénarios quelque part et croyez bien que ça encourage au début, ces petits succès.

Cinq ans plus tard, je rencontre Thomas Lavergne. Monteur, il veut réaliser un court métrage et me propose de collaborer sur une comédie. N’étant pas dans l’état d’esprit nécessaire (un documentaire m’occupait alors beaucoup), je lui parle de ce petit scénario. Il le lit, rigole et, après quelques retouches, décide de le tourner. Et voilà. Le chemin fut aussi simple que lent. Entre son écriture, son tournage, son achèvement, je me perds aujourd'hui à situer A313 dans le temps. Une partie de moi en est même un peu gênée. Regarder A313 pour moi, ça revient presque à retomber sur des photos du lycée. On est attendri, parfois nostalgique, mais tout ceci paraît si lointain, et on n’est pas sûr de se reconnaître. Ni d’aujourd’hui ni d’il y a dix ans, A313 est un court métrage avec une drôle d’allure. Il faut croire que ça lui donne une sorte de charme intemporel puisque le film fait son chemin en festivals. La prochaine aura lieu durant la finale de Génération Court, à la flambante Cité du Cinéma. J’y serai, pour revoir avec plaisir ce petit film qui demeure un curieux élément dans mon parcours. Comme une bouteille que j’aurais jetée à la mer et qui me reviendrait, un matin, par la Poste.

Projection le samedi 17 novembre à 18 heures - www.generationcourt.com

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