Je l'ai finie à l'instant. Et je ne sais trop quoi en penser. Il y a des moments où c'était tellement trop. Trop extravagant, trop explicite, trop montré, trop répété. Comme si le sous-texte devait être régulièrement jeté à la figure des spectateurs, sous forme d'un saladier de meringue fondue. Il y a d'autres moments, en revanche qui étaient totalement justes, où ils avaient TOUT compris. Après ces quelques rares instants, ces quelques regards, je comprenais les louanges adressées à cette série. J'avais même parfois envie de hurler au génie, tout seul devant l'écran. Le problème, c'est que cette mélancolie baroque m'exaspérait le reste du temps. Mais avec ses outrances, ou grâce à elles-mêmes, cette saga apparaît extraordinairement cohérente et embrasse parfaitement son sujet, qu'elle attrape au cou sans le lâcher, comme une tante méditerranéenne contente de vous revoir pendant les vacances d'été. L'Histoire retiendra donc ceci : à équidistance parfaite entre le mélo à la profondeur affectée et le pouls même de la vie, il y avait Six Feet Under.

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