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"Ma vie s'est arrêtée et je crois que personne n'est au courant"

 

John Welles a mon respect depuis qu'il a conclu dignement le West Wing d'Aaron Sorkin. A ce sujet, ses  saisons (5-7) étaient même dotées d'une ampleur et d'une véracité qui manquaient au travail de l'auteur original. Ce sont d'ailleurs ces qualités qu'on retrouve dans Company Men. A partir du coup de semonce d'un plan social, Welles examine les conséquences sur le destins de 7-8 personnages principaux qui d'ailleurs se croisent à peine. Parmi eux, le déni de Ben Affleck qui sombre sans vouloir l'admettre, plombé par son idéologie post-80s ("Mais chérie, je dois à tout prix garder ma Porshe. Je ne veux surtout pas avoir l'air d'un loser qui tend son CV!") est de loin le plus intéressant. Avec son corps massif à la dérive, son oeil éteint et ses épaules abattues qui trahissent son découragement, Affleck habite le film malgré un personnage foncièrement antipathique. Pour le reste, la conclusion angélique et invraisemblable souligne en creux le vrai talent de Welles : celui 'écrire des histoires qui ne sont pas appelées à se conclure. Avec son postulat fort, Company Men donne plutôt envie de suivre tous ces personnages sur plusieurs années. On les verrait, se débattre suite à un licenciement économique, à la recherche d'un nouveau souffle et d'un sens à leur quête de travail. Ca ferait une bonne série. Elle pourrait s'appeler  The Walking Dead.


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