Vous allez dire que je suis obsédé par les maladies. Je vous répondrai que c’est juste une illusion d’optique et que vous feriez bien de consulter. Bref, joli portrait de Michael J Fox, l’idole de mes neuf ans. Pour Teen Wolf, Family TiesRetour vers le futur, mais surtout pour le panache de Fox, son hoverboard et ses transformations en loup garou basketteur. A neuf ans, j’étais allé voir, rien que pour lui, le médiocre Doc Hollywood, comédie sur un médecin de Los Angeles envoyé dans je ne sais quelle cambrousse. C’est sur ce tournage qu’il a découvert les premiers symptômes de Parkinson. Vingt ans après, il est toujours là, à bosser alors que les médecins lui prédisaient, au mieux, dix ans d’activité. Sa nouvelle sitcom, The Michael J. Fox Show ne me séduit pas tant que ça mais elle me réjouit sans que je l’ai vue : Fox y balade sa silhouette d’ado immortel et y arrache quelques rires, j’en suis sûr. C’est à l’occasion du lancement de cette série que Rolling Stone a consacré un superbe portrait à l’acteur. Sans jamais tomber dans l’optimisme béat ou nier les problèmes de santé de Fox, cet article est une bouffée d’oxygène : Fox sait que le lendemain ne lui appartient pas, que sa maladie évoluera forcément, et que la meilleure chose à faire pour lui est de tirer le meilleur parti du présent. Sans faire de pari sur l’avenir, je lui souhaite quand même de pouvoir tourner encore un moment. C’est cool quand les héros de notre enfance continuent à nous inspirer.

"These little koans and sayings that I toss off are hard-earned bits of wisdom and one of them is that if you imagine the worst-case scenario and it happens, you've lived with it twice. Shit's gonna happen, whether you expect or anticipate it or not. You just don't know the velocity of it. The weight of it. So there's no sense in trying to anticipate that."