Poster pour ne rien dire

 

... J'aurais bien aimé vous parler de films mais à part The Other Man, je n'ai rien vu de récent. D'ailleurs, je voudrais bien savoir ce qui a pris à Banderas et Liam Neesson pour cachetonner ainsi dans cette histoire d'adultère cancéreuse où un concierge italien (donc forcément beau parleur) joue les gigolos dans des costumes qui puent la naphtaline. Peut-être que si Zorro numéro 2 avait mieux marché, Antonio n'en aurait pas été réduit à ça. Quant à Liam Neesson, je sens qu'une grande carrière de "caution morale dans des films de troisième ordre" s'ouvre à lui depuis un temps.
 
J'aurais bien aimé disserter sur la conclusion de Gotham Central, mais je me suis arrêté en plein milieu du dernier tome. Du coup, ça ne me permet pas de re-dire du bien de cette série, où les intrigues sont banales au possible mais où les personnages sont attachants et, comme les auteurs, pleins de bonnes intentions. J'aurais pu re-parler de The West Wing, mais je ne l'ai toujours pas finie. J'aurais pu parler de The Wire mais je n'ai toujours pas commencé. J'aurais dû livrer un souvenir ému de ma visite de l'expo sur Le Petit Nicolas mais j'ai failli la rater la première fois et c'est bien parti pour que je rate aussi les prolongations. Par contre, j'en profite pour dire que le film ne me fait vraiment pas envie, malgré le bien que je pense du tandem Tirard/Vigneron. Puis rien qu'à l'affiche, je n'ose pas imaginer univers plus éloigné de Sempé.

Alors, malgré tout ce que je rate, je me console en me disant que c'est parce que je travaille  pas mal en ce moment. Ca consiste, depuis quelques temps, à lire du Feydeau, du Simenon, du Marcel Aymé, à voir des films des années 40 à nos jours, à lire plein de scénarios (tournés ou non), à compulser des coupures de presse des années 50 et à parler avec des gens qui ont des décennies de carrière derrière eux. Il n'y a rien de mieux que de sentir des mondes entiers qui s'ouvrent devant vous et qui vous poussent à remettre en question vos goûts et références. Je vous rassure, je trouve toujours un peu de temps pour écouter Joe Budden ou je ne sais quel autre rappeur condamné à rapper dans l'indifférence générale (Freeway, quoi de neuf ?). Ce genre de mélanges des genres me plaît, et même si j'ai conscience que ce n'est pas la façon la plus cohérente de mener une vie professionnelle, j'aimerais continuer comme ça un bon moment. En attendant, portez-vous bien et rendez-vous dès que j'aurai de nouveau des trucs à dire ou quelque petite activité à relayer. A bientôt.

PS : Mon pote Dreyf a ouvert son site et l'initiative me réjouit, même s'il n'y pas encore grand-chose là-bas.

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