A travers les témoignages de ces Libanais de l'étranger, tous liés à la Guerre civile qui a déchiré le pays, Ji hane Chouaib touche à quelque chose de beaucoup plus vaste que ce qu'n pouvait deviner. Car les quatre personnages du film se plaisent tous...
François Cluzet est un escroc à contre-courant. Au lieu d’aller vers les gens la chemise bien repassée avec une mallette de VRP, il est taiseux, bougon, hésitant, il fait mauvaise impression. Est-ce prémédité ? Est-ce qu’il pense que feindre la méfiance...
C’est dur de mettre des mots sur l’expérience que représente la vision de Lucide au cinéma. Ce n’est ni un long métrage ni une captation. Avec sa forme biscornue, ses split-screens, ses plans admirablement composés, ses couleurs pétaradantes, ses courtes...
En enfer, il y a un centre Edouard Leclerc et comme dit Taïpan , les conducteurs tapent des excès de vitesse pour aller nulle part. Les voitures tournent en rond, le temps passe à l'envers, l chaleur empêche de réfléchir et une virginité toute neuve se...
A en juger par cette extraordinaire interview de Playboy en 1971, il était bien pire, en fait. Fascinante rencontre avec un vieux bloc de l'Amérique qui s'effrite devant la journaliste, mais persiste jusqu'au bout dans son anachronisme. Bon point, ça...
Dans son avant-propos, François Ouellet décrit l’œuvre de Bost écrivain comme celle d’un moraliste. Avec raison. Dans Porte Malheur, les faits sont regardés de loin, presque résumés. Passée l’introduction d’usage, le roman n’a que peu de choses à faire...
Essayer de raconter tout Vian et son œuvre, c’est forcément risquer de se perdre dans un tourbillon d'oeuvres, de formats et de supports. En ce sens, l’exposition de la BnF fait du bon travail : elle réussit à couvrir toutes les facettes de son travail...
"Il apparaît en effet que les masses ont tort, et les individus toujours raison" Cette vérité absolue provient de la préface de L'Ecume des Jours. Et puisque nous sommes au rayon des certitudes, ce qui était vrai en décembre se défend toujours en mai...
"En attendant, je me dis que dans ce métier, je devrais plutôt dire dans cette occupation, dans cette façon de vivre, dans ces allées et venues entre l’idée et la misère, j’apprends tout de même, au hasard du chemin, des choses très intéressantes, un...
- Voilà qui complexe, agace, désespère. Jamais Le Monde ne chroniquera une mixtape, et encore moins avec autant d’acuité et de rigueur. Mais ne blâmez pas Le Monde. Blâmez la presse française spécialisée dans le rap qui n’a pas su, en 20 ans, faire émerger...
"Eddie ? Et si je n'étais pas si pressé ? Si je prenais le temps de savourer la beauté de la vie ? De respirer le parfum d'une fleur ?" Le plus beau film de l'Histoire est donc passé mercredi soir sur Arte. Je n'étais pas au courant mais j'ai été prévenu...
Je suis rarement impatient de voir un film (jamais, à vrai dire) mais là, je trépigne. Big Eyes marque les retrouvailles de Tim Burton avec Scott Alexander et Larry Karaszewski. Et si quelque chose pouvait sortir Burton de sa pré-retraite mortifère, c'était...
En tant que fan de Stan Lee, l’idée de ce documentaire ne pouvait que m’enthousiasmer. En zoomant sur la censure subie par les bandes dessinées Marvel dans la France des années 60, Marvel 14 met le doigt sur deux points cruciaux : l’anti-américanisme...
Batman ressemble beaucoup à Mickey Mouse : c’est une silhouette reconnaissable à qui on peut faire faire tout ce qui est imaginable. Batman peut être aussi bien Zorro que James Bond, Buck Rogers que Dick Tracy. Il est alors dommage que la richesse du...
Patrick Goujon a publié quatre romans chez Gallimard : Moi Non (2003) ; Carnet d’Absences (2005) ; Hier Dernier (2008) et A L’Arrache (2011). Cet entretien a été réalisé lors de la parution de son deuxième roman. Il nous parle ici des liens entre Moi...
Je suis en plein dans les histoires de prostituées, en ce moment (je lis Jours Tranquilles à Clichy). Très bonne idée de Soderbergh et ses scénaristes (Brian Koppelman & David Levien) de lier le sexe tarifé à la récession. Les prétendus hommes forts qui...
Vite, vite : cette adaptation de L'Ecume des Jours jouit d'une énergie communicative. Chick, Chloé et les autres chantent, remuent leurs cheveux, font des claquettes (enfin je crois) et font rebondir tout le non-sens des dialogues de Vian avec autant...
via lehavrephoto.canalblog Les jours ne passent pas, les années passent trop vite, et à la fin, qu’est-ce qu’il reste ? Apparemment, des marques, des sourires de pubs et un Mur, des tours qui s’écroulent. Comme si les prénoms des gens qu’on a aimés avaient...
Mardi soir, seul dans le froid normand, j’ai lu L’Adversaire. J’avais beau connaître l’histoire, le malaise a été grand.Le portrait de Florence m’a paru cruel et triste ("Pas sotte mais pas maligne non plus, en ce sens qu’elle ne voyait pas plus le mal...
Crédit photo : Lauralou "Regarder la lumière, un seul pied sur la terre e t l'autre au paradis / R egarder la lumière ; r egarder la lumière ; c ar de mes congénères, implorer la merci, non merci ..." Regarder la lumière , extrait de l'album Trash Yéyé...
Demain, Arte diffuse diffuse le très beau documentaire d' Yves Jeuland consacré aux cabarets de la rive gauche. Projeté à la SCAM, lors des Assises de l'audiovisuel, le film m'avait déjà beaucoup plu par son ambition (totalement atteinte) de fresque intimiste,...
Des lourdeurs, du pathos, des facilités, mais aussi des petites choses remarquables. Du savon emballé dans du papier journal, une chaussette gonflée par l’air chaud d’un sèche-mains, une serveuse qui change d'attitude en quelques semaines et bien sûr,...
Tout d'abord, John le Carré a des choses pour me plaire : il fait partie des rares résistants à la dictature du traitement de texte . Pour le reste, c'est un auteur qui ne m'a jamais attiré. Et grâce à La Taupe, je sais pourquoi. La Taupe est pourtant...
Je n’ai pas eu de grand enthousiasme pour The Wrestler , mais ça m’a fait sacrément bizarre de réaliser après coup que le rôle de la strip-teaseuse au cœur pur était assuré par Marisa Tomei, grande disparue du cinéma américain. On a beaucoup parlé de...
The West Wing et Social Network sont indissociables. Pas seulement parce que le style Sorkin se retr ouve tel quel de l’un à l’autre, mais aussi parce que certaines thématiques, comme l’aliénation sentimentale des gens trop brillants, étaient déjà exposés...