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C’est dur de mettre des mots sur l’expérience que représente la vision de Lucide au cinéma. Ce n’est ni un long métrage ni une captation. Avec sa forme biscornue, ses split-screens, ses plans admirablement composés, ses couleurs pétaradantes, ses courtes séquences filmées à part, il s’agit d’un format difficile à définir. Ca tombe bien, la pièce est impossible à résumer. Il y est question d’une greffe de rein qui traumatise une famille, d’années 50 sous helium, d’un enfant footballeur et suicidaire, de Wonder Woman qui se prendrait pour l’Homme-Araignée, des points communs entre Béthune et Miami et du pouvoir qu’on a sur notre propre imaginaire.  Dans le cas présent, la captation a presque l’allure d’une "recréation" pour le grand écran qui fait jouer à plein l’étrangeté et le désespoir halluciné des trois personnages centraux. Le résultat a des allures de rêve éveillé. Il est visible le lundi 15 avril pour une série de projections dans toute la France. Cinquante salles en tout se joignent à l'évènement. Je vous conseille vivement d'en faire de même.

Lucide, mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo - Avec : Karin Viard, Micha Lescot, Philippe Vieux et Léa Drucker

Tag(s) : #Brèves cinéma, #Blog
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