Raphaële/Marie Billetdoux écrit une lettre à son éditeur. Elle parle boutique, écriture, fait les comptes, des reproches et surtout, elle revient à chaque fois à l’objet premier de cette lettre, la mort de l’homme qu’elle a aimé pendant trente et quelques années. C’est beau, et presque suranné, ce courage des grands sentiments. Marie Billetdoux refuse le détachement, le cynisme, la demi-mesure. Et ce qu’on pourrait prendre pour de l’impudeur est portée par une exigence tout entière de la langue. C’est peut-être cette tenue que j’ai aimé : la confidence, oui ; la complaisance, jamais de la vie. Pour le reste, pas grand-chose à en dire : ce genre de livres ne se démonte surtout pas. Je voulais juste en garder une trace quelque part.

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