25 Juillet 2009

"Are people getting tired of 50 ? I doubt it. By the time, they get tired of me, I'll be worth a hundred million dollars", disait-il dans un XXL de 2002 (merci Catharsis). Comme souvent, il avait vu juste. Mais comme un gamin hyperactif, Curtis ne peut se résoudre à ce que les gens détournent le regard. A l'image de son fidèle second Banks, il enchaîne les mixtapes gratuites pour provoquer un improbable retour en grâce commercial. Il y a eu le War Angel LP qui tenait surtout de la séance d'échauffement. Voici venir Forever King autre session d'éclate de Curtis Jackson dans son home-studio de millionnaire. Dépassé, 50 se réfugie dans les années 90, quand tout était encore possible pour lui, et en revient en fondamentaux : l'instinct de survie et un sens redoutable de la mélodie. Chez lui, aucune démonstration de technique, juste un gourmand plaisir à rapper et un amour de la musique qui ne transparaissait pas tant que ça quand il était à la mode. Mais c'est comme ça, 50 cent aime sa jeunesse, la New Jack des années 90, Notorious BIG et Michael Jackson. Il doit bien se douter qu'un revival 90's dans le rap US n'est pas à l'ordre du jour mais peu importe, il rappe quand même comme si ça pouvait sauver sa carrière. Verdict ? Entre le passe-passe morbide avec Biggie dans Suicide Watch, If U Leaving Then Leave (adressé à ses anciens fans ?), et le duo virtuel Michael Jackson Freestyle qui réunit deux titans à l'enfance amputée, Forever King est un très bon divertissement. Nul ne sait encore s'il passera le test du temps mais une chose est déjà acquise : 50 cent n’est jamais aussi bon que quand il est bénévole.
Voir aussi : Enfant du Rap : 50 cent, l'enfant Seul