Sur la pointe des pieds

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Résumé : C’est l’anniversaire d’Élias, 30 ans. L’occasion pour lui de célébrer son éclatante réussite professionnelle. Sauf qu’en coulisses, son couple se désagrège. Lors de cette soirée, Marie  se terre dans la salle de bain.

Avec Maud Wyler, Salim Kechiouche, Julie Cavanna et Mathieu Alexandre

Ecrit et réalisé par Yacine Badday - Librement inspiré de la nouvelle Personne d'autre de Frédérique Clémençon (Les Petits, éditions de l'Olivier)

 

Directrice de la photographie : Gertrude Baillot - Ingénieurs du son : Pierre Bompy & Ange Ghesquere – Chefs décoratrices : Hélène Ustaze & Géraldine Pain – Chef monteur : Jérôme Bréau - Monteur son : Clément Badin - Mixeur : Lionel Guenoun - Durée : 12' - Année : 2014 - Produit par Damien Megherbi & Justin Pecherty pour Les Valseurs Avec le soutien du groupe Papaye et du laboratoire VDM. Coproduit avec Vega Prod - Scénario lauréat du prix De L'Ecrit de l'Ecran 2012

 

Avec les musiques de JUDYMade In TaiwanSauvageBanquiseThat Obscure Object of Desire

 

Making-of

Garçonne

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J'ai eu le plaisir d'intervenir comme consultant scénario sur Garçonne, écrit et réalisé par Nicolas Sarkissian. Un projet ambitieux qui a donné un film envoûtant et immersif, comme le laisse deviner la bande-annonce. Où que vous soyez, vous pourrez le voir en novembre, puisque le film sera projeté aux festivals de Brest, Toronto, Amiens, Paris .. J'en oublie sûrement. Plus d'infos sur la page Facebook du film.

Projection du Cinéma de Boris Vian - 06/11/2014

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Notre documentaire Le cinéma de Boris Vian sera projeté à Besançon à une double occasion : le mois du documentaire 2014 ; et l'exposition Boris Vian au temps présent. Le film sera suivi de la projection de Saint-Tropez, devoir de vacances et d'une discussion avec Alexandre. Je ne pourrai pas être là et croyez bien que c'est à grand regret : j'aime bien Boris Vian.

Les infos

L'île déserte "Cinéma" | Médiathèque Intercommunale de Montélimar

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Sur gentille invitation de la Médiathèque de Montélimar, voici tout ce que j'aime. En gros.

Jean Cosmos

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Le grand scénariste français Jean Cosmos est décédé. Il avait notamment co-écrit le très beau Laissez Passer, comportant un portrait plein d'affection de Jean Aurenche. Le réalisateur Laurent Heynemann lui a rendu hommage :

 

"Pour Jean Cosmos, le droit d’auteur n’était pas un dû, c’était un devoir. Devoir de s’exposer au meilleur de sa forme d’artisan et au plus vigoureux de son inspiration d’artiste; devoir d’accomplir sa tâche sans cynisme, en ayant une conception élevée de son travail, vivant comme une honte la connivence avec la médiocrité, comme une tare la paresse, et comme un impératif catégorique le respect du public."

Laurent Heynemann

Demain, c'est loin, même à quatre heures du matin

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"Westcoasla, l’émission préférée des scarlas ! Avec Amilcar, Joe Le Rapide, Hamedéyéyéyéyé et moi Stomy Bubububugsy, Ouwééééééé !". Hum. Retour sur une époque révolue, avec le ton compassé de ceux qui prennent la nostalgie pour une qualité.

Au lycée, à l’âge où beaucoup se posent des questions sur leur avenir, moi, je savais déjà ce que je voulais faire de ma vie : écouter du rap français. Mon acte de foi ? Me ruiner la santé en écoutant jusqu’au bout toutes les émissions nocturnes de Skyrock. Alors non, je n’ai certes pas frôlé de rail électrifié ni chopé de scoliose en ratant une coupole. Mais j’ai quand même payé mon dû au hip-hop : je me suis couché tard, quitte à souvent ressembler le lendemain à un sac de linge sale échoué par erreur sur un pupitre. Sérieusement, vous connaissez un plus grand acte d’abnégation que d’écouter, semaine après semaine, DJ Spank poser les mêmes questions à d’obscurs groupes du gouffre ? ("Et sinon, à part ça, vous avez des showcases de prévus ?"). Cependant, il est vrai, qu’au bout d’un moment, il y a comme des limites à écouter le même morceau de Sniper dans 4 émissions différentes, et à crier à chaque fois "L’Etat nique sa mère", le doigt brandi, blotti dans son lit. De quoi sérieusement se remettre en question, même.

Heureusement, sans se presser, Westcoasta, le show bimensuel de Stomy Bugsy, est arrivé, remettant du baume dans mon cœur de passionné. Car cette émission était tout simplement un espace libre consacré au n’importe quoi le plus éhonté. Au hasard des nuits, on pouvait y entendre des rescapés de Koh Lanta égarés qui balançaient sur les autres candidats ; Mokobé du 113 critiquant un téléfilm de France 2 qui disait du mal des Maliens ; Titia de La Ferme se demandant ce qu’elle foutait là, ou encore un accordéoniste de La Chanse Aux Chansons que Stomy avait rencontré la veille dans le train. Plus cinq ou six gratteurs dans le tas, pour le folklore. Et bien sûr, le fameux Hamed Daye, backeur au chômage, qui demandait à chaque auditrice en ligne comment elle était habillée, et s’il n’y avait pas moyen de passer chez elle après l’émission.

Les débuts n’avaient pourtant pas été fameux. Je soupçonne même fortement Stomy d’avoir accepté cette émission afin de se serrer Sophie, sa co-animatrice, qui racontait tout le temps qu’elle portait des strings (c’était moins courant à l’époque). Du coup, pendant les premières émissions, le Prince des Lascars se contentait de la chauffer assez lourdement entre deux morceaux de 2pac. Mais quand elle est partie, les choses sérieuses ont pu commencer. Déjà, Stomy s’est mis à balancer (ou inventer, allez savoir) des rumeurs, et l’émission a décollé. On se rappellera entre autres du moment où il a donné l’adresse du chirurgien soupçonné d’avoir lifté Kool Shen, ou raconté, hilare, comment Passi avait éclaté une bouteille de vodka sur le crâne de Joey Starr. Il y avait aussi des débats de société ("Faut dire la vérité, le Hustler, t’y vas, tu paies, tu paies, tu paies ; puis tu rentres chez toi et tu te branles".) ou des ex de Stomy qui appelaient l’émission en pleurs, encore émues par une nuit d’amour qui remontait au moins à sept piges. Et des moments surréalistes, comme cette chroniqueuse d’un soir qui a demandé à Rohff, alors en pleine promo, sur quelle chanson de son double-album il préférait se faire sucer.

Autre rendez-vous mythique, le point mensuel sur le régime de Driver, qui ne mangeait à l’époque que des salades crudités, sûrement pour qu’on arrête de le confondre avec Biggie. Il affrontait également régulièrement Hamed Daye dans des "concours de grosses voix", qui duraient bien dans les 20 minutes à chaque fois. Bref, avouons-le, l’émission était souvent à la limite de l’écoutable. Mais ce laisser-aller permanent avait au moins le mérite de briser les routines promotionnelles infligées par le Cut Killer Show et Sky Boss. En écoutant Westcoastla, on avait la bizarre impression que la direction de Skyrock avait laissé les clés à une bande de fous furieux qui se servaient d’un micro pour la première fois. Et rien que pour ça, ça valait le coup de rester éveillé.

Imprévisible et inégale, l’émission s’est arrêtée comme elle avait commencée : pour des mauvaises raisons. Un employé du CSA qui s’ennuyait ferme un soir a en effet été outré par la diffusion d'un titr du groupe Les Sales Blancs. Criant au racisme anti-blanc, l’organisme a fait pression pour que Skyrock stoppe la diffusion de l’émission. Et peu importe si les interprètes de l’infâme morceau incriminé étaient … blancs, justement. Passée une émission finale en apothéose durant laquelle Passi et Stomy ont à nouveau promis la reformation du Ministère, les nuits du lundi sur Skyrock ont retrouvé à tout jamais leur saveur grise et leurs morceaux de R’n’B en boucle, comme si toute cette folie n’avait jamais existé. Pourtant, une poignée de fidèles se souvient de cette époque. Et, tous les 15 jours, avant de s’endormir, certains d’entre eux entendent encore comme l’écho d’un cri de show lapin qui court dans la nuit. Ouwé.

Publié en 2005 dans Last-Mag 12

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